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Nanovaccin contre le virus Chikungunya : vers une plateforme novatrice de vaccination

 

 Le Chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques du genre Aedes et dont les symptômes s’apparentent à ceux des infections associées au virus Zika. Cette infection peut engendrer chez l’homme de la fièvre, des douleurs articulaires sévères aigues et chroniques et dans le pire des scénarios une encéphalite pouvant causer la mort. Il n’existe pas de vaccin commercial contre le virus Chikungunya. Le développement d’un vaccin efficace contre ce virus devient donc une prérogative d’autant plus que le vecteur de cet agent viral fera vraisemblablement son apparition chez nous en corrélation avec les changements climatiques.

 

Une équipe de l’UQAM a développé une avenue prometteuse dans le domaine des vaccins qui fait appel à la nanotechnologie, un domaine qui cible les objets à l’échelle moléculaire et nanométrique. Cette équipe a notamment élaboré une macromolécule chimérique biocompatible qui s’assemble par elle-même (auto-assemblage) et qui peut en même temps exposer à sa surface un très grand nombre de molécules dites antigéniques qui ont comme rôle de stimuler les défenses immunitaires de l’hôte exposé. Cette structure macromoléculaire appelée nanoparticule possède un corps de type amyloïde qui a la capacité de s’auto-assembler en un long filament nanomicroscopique. À cette nanoparticule, l’équipe du chimiste Steve Bourgault, en collaboration avec celle du vétérinaire et immuno-virologiste Denis Archambault, a synthétiquement lié une molécule antigénique clé du virus Chikungunya. Lorsque la molécule chimérique s’auto-assemble, elle devient un long filament qui expose à sa surface un très grand nombre de l’antigène viral ciblé. L’équipe a testé l’efficacité immunogénique de ce vaccin sur des souris. Bonne nouvelle : l’immunisation sur ce modèle murin est un succès puisqu’une forte réponse immunitaire sans l’ajout d’adjuvant (un stimulateur non spécifique du système immunitaire auquel peut être associé dans certains cas des effets secondaires indésirables) a été déclenchée. Il reste à valider l’efficacité de ce vaccin à protéger l’organisme hôte face au virus.

 

Enfin, on envisage que cette nanotechnologie vaccinale pourra aussi être adaptée à bon nombre d’autres organismes infectieux comme des virus aviaires ou porcins. Les équipes des Drs. Archambault et Bourgault à l’UQAM travaille d’ores et déjà à implanter une technologie similaire pour développer un vaccin universel contre différents types du virus de l’influenza aviaire dont certaines souches peuvent même attaquer l’homme et et engendrer la mort.

 

Source: Engineering and evaluation of amyloid assemblies as a nanovaccine against the Chikungunya virus. Babych M, Bertheau-Mailhot G , Zottig X , Dion J , Gauthier L , Archambault D , Bourgault S . Nanoscale. 2018 Nov 7;10(41):19547-19556.

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