top of page

Additifs et sevrage : différence de réaction au stress bactérien entre des porcelets maigrichons et

Avec le changement des pratiques vétérinaires liées aux antibiotiques ainsi que l’hypermédiatisation du microbiote et des probiotiques, la compétition pour trouver le Saint-Graal des additifs alimentaires est intense. Voici une recherche qui se concentre sur le principal intéressé : le PORCELET. Si le nombre de portées par truie est devenu plus grand, la proportion de nouveau-nés de petit poids l’est aussi. La science le démontre : les porcelets qui sont maigrichons au moment du sevrage sont ceux qui risquent plus fréquemment de tomber malades, alors que les grassouillets sont généralement plus robustes. La difficulté d’analyser l’impact des additifs alimentaires repose sur deux aspects :

  • d’une part, on les utilise de façon préventive, c’est-à-dire avant de savoir quel animal sera malade ou résistant à la maladie et avant d’identifier quel animal en tirera réellement bénéfice;

  • d’autre part, l’importance de l’effet mesurable peut être subtil mais avec un impact bénéfique important.

On comprend alors que l’effet d’un traitement est d’autant plus facile à détecter sur la population la plus à risque, i.e. les porcelets maigrichons.

Des chercheurs du CRIPA, Martin Lessard et Guylaine Talbot d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (CRD de Sherbrooke-AAC) et Frédéric Guay (Université Laval), ont dirigé une étude ayant pour objectif de comparer les réactions immunitaires et physiologiques de porcelets sevrés, répartis en deux catégories, selon leur poids au sevrage: maigre ou grassouillet. Cette équipe de recherche incluant Nathalie Bissonnette, chercheure en génétique moléculaire (CRD de Sherbrooke-AAC), et Xian R. Jiang (Université de Milan), ont mesuré, deux semaines après le sevrage, les réactions immunitaires et le bilan de santé de lots de porcelets classés selon leur poids et exposés ou non à une simulation d’infection bactérienne.

De plus, certains lots étaient alimentés, avant la simulation d’infection, soit avec un traitement antibiotique de chlortétracycline, ou une des deux mixtures d’additifs alimentaires suivantes. La mixture 1 contenait des niveaux de vitamines plus élevés et des additifs ayant des propriétés antimicrobiennes (extrait de canneberge et carvacrol) ou prébiotiques (dérivés de levure enrichis en mannanes et glucanes). La mixture 2 contenait la mixture 1 complémentée avec du colostrum dégraissé de bovin.

Les résultats révèlent que les porcelets les plus maigres sont ceux qui démontrent des réponses inflammatoires plus importantes. Ils doivent être surveillés plus étroitement que ceux qui ont une meilleure croissance dans les premières semaines de vie. De plus, chez les porcelets maigres, un aliment de sevrage contenant les mixtures 1 ou 2, permet de mieux atténuer la réponse inflammatoire au niveau intestinal comparativement à l’aliment contenant l’antibiotique.

À l'affiche
Posts récents
Par tags
Nous suivre
  • Facebook Long Shadow
  • Twitter Long Shadow
bottom of page